AnaĂŻs Hasselin

AnaĂŻs Hasselin

Eleveuse-bergère dans la vallée de la Bassée

 

AnaĂŻs est arrivĂ©e aux Champs des Possibles en septembre 2020 pour reprendre l’Ă©levage du troupeau de brebis de la BassĂ©e, Ă  la suite d’Arnaud Gilet puis de NoĂ© Campredon.

 

PRÉSENTATION

Dès le lycĂ©e, et en parallèle d’un bac littĂ©raire, AnaĂŻs commence Ă  travailler dans une ferme pĂ©dagogique. Elle suit cette voie entre agriculture et environnement avec un BTS Gestion et Protection de la Nature, oĂą elle rencontre Alexandre Faucher (actuellement Ă©leveur-berger aux Champs des Possibles). EmbauchĂ©e en tant que naturaliste Ă  la communautĂ© de communes de l’île d’OlĂ©ron, son premier contact avec l’agriculture passe par de l’éco-pâturage avec des ânes pâturant les plantes envahissantes de l’île. CĂ´tĂ© entrepreneuriat, AnaĂŻs lance ensuite une activitĂ© d’éco-pâturage Ă  Nantes, sĂ©lectionnĂ©e par l’association UnicitĂ©s pour un service civique. Avec le CRAPA, structure rĂ©gionale sur les races anciennes, elle anime des balades dans la citĂ© Malakoff Ă  Nantes avec des vaches nantaises. Sa formation se poursuit avec une licence en gestion et amĂ©nagement durable des espaces et des ressources Ă  Perpignan, en alternance chez un viticulteur et un Ă©leveur de vaches en montagne.

DĂ©couvrant Ă  cette pĂ©riode le mĂ©tier de berger en Catalogne, AnaĂŻs vit sa première expĂ©rience en tant que bergère lorsqu’un ami lui laisse le bâton, les chiens et le troupeau. EmballĂ©e, elle postule alors Ă  l’école du Merle, Ă©cole reconnue de bergers, pour suivre leur formation pendant un an, au sein d’une Ă©quipe de 15 apprentis bergers, de 18 Ă  52 ans. Après l’obtention de son diplĂ´me et un passage de six mois dans le LubĂ©ron dans une ferme de chèvres laitières, elle part en Nouvelle-ZĂ©lande, pour apprendre initialement Ă  ĂŞtre tondeuse de brebis. Elle se rend compte finalement que ça ne lui convient pas et enchaĂ®ne les voyages pendant deux ans, en wwoofing en Ă©levage ovin ou salariĂ©e dans les vignes. A son retour en France en 2020, elle dĂ©cide de s’installer en Ile de France avec son mari Tomaz pour rejoindre Les Champs des Possibles.

L’arrivĂ©e en Seine et Marne

AnaĂŻs n’avait initialement pas forcĂ©ment envie de venir en Seine et Marne, mais a saisi l’occasion que quelqu’un lui fasse confiance pour se lancer. Le fait de connaĂ®tre Alexandre Faucher et de lui faire confiance l’a convaincue de venir aux Champs des Possibles. Sur le territoire, tout le monde la connaĂ®t avant mĂŞme qu’elle ne soit arrivĂ©e. L’accueil de cette bergère attendue est chaleureux :

« On est une grande famille dans la coopérative, on n’a pas les mêmes métiers mais il y a une espèce d’entraide. J’ai été prise sous l’aile de tout le monde, je sais que je peux demander quand j’ai besoin d’aide. Il y a les salariés de Montreuil, et mon tuteur Gigi, et Jean-Louis, Elise, Laurent… Je sais que je peux m’appuyer sur eux. Pour le moment tout est beau, même s’il fait froid. Le parc naturel présente de chouettes sites, Nevry et Egligny, notamment. »

Le troupeau

Le troupeau est composé d’environ 150 brebis, de toutes les races, avec une base de Suffolk et Limousines, mais aussi des Rava, et Solognotes. « Mes brebis, ce sont des princesses : elles sont très capricieuses car elles ont vu plusieurs bergers. Il faut que je les adapte à comment je veux fonctionner. Elles font ce qu’elles veulent, elles sont un peu révolutionnaires : elles cassent le fil quand elles ont envie de manger ailleurs ! »

La commercialisation

AnaĂŻs propose des caissettes de demi-agneaux, vendus en AMAP et dans la boutique de Toussacq. Les AMAP avec lesquelles AnaĂŻs commercialisent sont les suivantes :

  •  La Courgette Rieuse
  •  Les Panais de Pontault
  •  LĂ©gumes et Compagnie
  •  L’Âme Ă  Papous

De nouveaux partenariats seront mis en place dans le courant de l’annĂ©e 2021.

Perspectives

Pour l’annĂ©e 2021, il faut augmenter le troupeau jusqu’à deux cent brebis, croiser les races pour avoir des brebis plus petites, faire Ă©voluer le parcours de transhumance, dĂ©velopper un partenariat avec la ferme de Chailloix GamĂ©, continuer avec le cĂ©rĂ©alier de la ferme de Toussacq, dĂ©velopper le rĂ©seau AMAP.

« J’ai choisi de devenir éleveuse pour être libre. On pourrait me dire « c’est contradictoire de mettre dans la même phrase « éleveuse » et « liberté ». Je n’ai plus de vacances, mais je fais ce que je veux, quand je veux, et ça n’a pas de prix. Par exemples quand je vais voir mes béliers à Nevry, dans une belle parcelle un peu plus loin du reste du troupeau, je me sens en vacances. C’est une autre forme de liberté. »

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